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Baromètre 2009 de la fonction informatique dans les collectivités

publié le 09 décembre 2009

A l'occasion de la sixième édition des Interconnectés, qui s'est tenue à Lyon, ces 7 et 8 décembre, le cabinet Ineum Consulting a animé un atelier sur le thème de l'optimisation de la performance des services offerts par les collectivités. Dans la continuité de cet atelier, le consultant Alain Chagnaud et Claude Lambey, directeur des systèmes d'information (DSI) de Besançon, ont dévoilé en avant-première les résultats du baromètre annuel de la fonction informatique (réalisée en partenariat avec la Gazette des communes). L'enquête a été conduite auprès d'un échantillon représentatif de 63 collectivités (dont deux tiers de plus de 50.000 habitants) autour de trois volets : le pilotage de la fonction informatique, son organisation puis l'évolution des choix technologiques.
Premier enseignement, seules 50% des collectivités interrogées ont un schéma directeur des systèmes d’information. "Ce chiffre était constant en 2006 et 2007", a commenté Alain Chagnaud. Il y voit donc "une marge de progression dans un contexte de réduction des marges de manœuvre que ce soit une baisse des budgets informatiques à proprement parler ou parce que les DSI seront sollicités pour participer à des gains de productivité au sein de l'organisation". Pour piloter la fonction informatique, l'usage des tableaux de bord reste l'outil principal (58%) mais émerge une nouvelle tendance : la contractualisation avec les services des utilisateurs des autres directions (16%). La culture du privé de faire une valorisation des projets informatiques par leur retour sur investissement reste encore peu diffusée (moins de 13%). "Sans aller vers un simple calcul de rentabilité financière, les collectivités pourraient aller vers l'application d'une méthode d'analyse comme Mareva, déjà employée par l'Etat à la DGME", explique le consultant.

 

Le recours aux logiciels libres se confirme

Concernant l'organisation, les DSI reconnaissent assez peu qu'ils ont des marges de progression en matière de gestion des ressources humaines (40%) et des marchés publics (seulement 25%). "C'est dommage car les collectivités pourraient pourtant mettre en oeuvre des politiques d'achat plus innovantes que ce soit dans le domaine de la négociation, des cahiers des charges ou dans le recours aux contrats de partenariat public-privé, à l'infogérance, à l'externalisation", regrette Alain Chagnaud.
Enfin, dans l'évolution des choix technologiques, la tendance vers le choix des logiciels libres se confirme (56%), "soutenue par les élus et notamment pour une meilleure maîtrise des coûts même si les DSI sont bien conscients des budgets supplémentaires nécessaires à mettre en œuvre pour la maintenance, la formation ou le développement de solutions sur mesure", précise le consultant. Le questionnaire 2009 n'abordait pas la location de services (SAS : software as a service) ou d'espace disque (cloud computing). Mais certains DSI de grandes agglomérations (Bordeaux, Lyon...) ont indiqué oralement au moment de la présentation du baromètre qu'ils entendaient suivre aussi cette évolution de près. "Ils reçoivent des offres qui les font clairement réfléchir. Même si la maîtrise des données et la confidentialité posent problème, ils pensent pouvoir blinder les contrats et les remettre en concurrence au bout de quelques années", conclut Alain Chagnaud. Ces questions devraient figurer en bonne place du baromètre de l'an prochain. L'étude complète pour 2009 devrait être publiée en ligne le mois prochain.

 

Luc Derriano / EVS